Nous avons assisté à une saison partagée entre une suprématie de McLaren-Mercedes et de la Scuderia Ferrari et une bataille arbitrée
par l’écurie germano-suisse BMW-Sauber. Des dépassements de titans, du suspense, de la tension et des scandales : voici le bilan de cette année 2007 qui aurait pu être spectaculaire et
inoubliable sans cette fameuse histoire d’espionnage.
Bilan des onze écuries du plateau
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Les trois forces :
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Vodafone McLaren-Mercedes :
Un duo électrique pour une année cauchemardesque
L’alliance ou plutôt la mésentente parfaite entre Fernando Alonso et Lewis Hamilton nous a offert de jolis duels.
Mais la préférence de McLaren pour le petit prodige anglais a fortement irrité le double champion du monde, l’ambiance fut glaciale chez les « Gris »… Puis l’affaire d’espionnage
et la sanction décapitera plus ou moins l’intérêt du championnat et anéantira le team de Woking.
Pif et Hercule n'ont pas trouvé la bonne formule !...
Rappel des faits :
En juillet dernier, le conseil mondial de la F.I.A avait statué l’affaire sur l’innocence de McLaren-Mercedes concernant la suspicion d’espionnage avec la Scuderia Ferrari. Peu
avant le grand prix d’Italie, les officiels ont indiqué à la presse ainsi qu’aux principaux intéressés que l’enquête était réouverte et qu’elle serait rejugée avec la réception de nouvelles
informations. La décision tombe le 13 septembre, McLaren est déclassée au championnat des constructeurs et se voit pénaliser d’une amende fixée à cent millions de dollars. La
fraude n’est pas un phénomène nouveau, toutes les équipes se copient plus ou moins et cette situation a été exagérée. Le sport a perdu de son intégrité dès l’apparition d’enjeux économiques, de
la politique et de la médiatisation poussée à l’extrême.
Le 13
décembre, McLaren a présenté ses excuses à Ferrari, à la F1 et aux fans dans un communiqué de presse sur son site officiel.
Bref, 2007 s’efface peu à peu pour laisser place à une nouvelle saison avec Lewis Hamilton en meneur et Heikki Kovalainen en bon lieutenant…
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Scuderia Ferrari : Retour vers le succès
Ferrari a montré de nombreux signes de faiblesses cette saison mais elle a su apporter une solution pour conquérir les
deux titres. La fiabilité et la compétitivité n’ont pas toujours été au rendez-vous mais en dépit de leur irrégularité, le savoir-faire des « Rouges de Maranello » reste intact
au final.
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BMW Sauber F1 Team : la
Bavière en outsider
Un seul élément manquait à BMW pour conquérir le titre : la fiabilité. L’écurie germano-suisse s’est montrée irrégulière
dans ses résultats en fin de saison en raison de problèmes techniques. Toujours présente dans le top 3 dans le championnat des constructeurs, sa puissance était toutefois insuffisante pour
se mesurer aux McLaren-Mercedes et aux Ferrari de manière plus conséquente. Mario Theissen a émis ses exigences pour 2008, le team devra remporter des victoires et décrocher
le titre en fin de saison. C’est un projet ambitieux qui reste à réaliser avant de songer aux pronostiques...
La bonne surprise :
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A&T Williams-Toyota :
L’atout Nico Rosberg et l’expérience d’Alexander Wurz
La saison 2007 a été satisfaisante et encourageante pour le team de Grove. L’équipe a réalisé un bon programme de
travail lors des essais privés et a plus ou moins résolu ses problèmes mécaniques au cours de l’année. La récompense est visible, Williams se classe en quatrième position au championnat
du monde des constructeurs. Nico Rosberg a marqué la saison par sa progression et son énorme talent. Quant à Alexander Wurz, la chance et l’expérience ont fait la différence à Montréal et lui
ont offert un podium. 2008 et un seul objectif : égaler BMW, vivement la reprise en mars où nous obtiendrons quelques réponses !…
Le Petit Poucet :
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Super Aguri racing : des progrès notables et beaucoup d’efforts fournis
Super Aguri est l’équipe qui requiert toute notre admiration pour
son exceptionnelle saison. Des progrès indescriptibles, peu de moyens financiers et une motivation de tous les instants, voici le candidat 2007 pour la
palme du mérite. Bravo et bonne continuité en 2008 !…
Les déceptions générales :
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ING Renault F1 Team : la contrainte du changement de manufacturier
Certains pro-Alonso diront que l’invisibilité de Renault cette année est dû au départ du champion espagnol. Un pilote est un
élément de réussite et non la clé. Le succès est permis par la combinaison de plusieurs paramètres dont la performance, la fiabilité, les réglages et le style du pilote et les pneumatiques. Pour
Carlos Gohn, la marque au losange peut s’imposer sans Fernando Alonso. La chute de Renault cette année a été entraînée par une mauvaise adaptation aux Bridgestone. De là, la R27 s’est
plongée dans le milieu de grille sans pouvoir réagir véritablement.
Après cette saison brouillon, les esprits sont depuis longtemps tournés vers 2008 et la conception d’une R28 capable de renouer avec la première marche du podium. A suivre !…
-
Honda racing : Le cauchemar 2007
Six points en tout et pour tout inscrit au championnat, c’est un résultat relativement ridicule pour une écurie telle que Honda. Le team a plus
souvent occupé les fonds du classement que le top 8. Les problèmes de fiabilité et le manque de compétitivité ont rythmé sa saison, il n’y a rien à ajouter. Effacer le passé pour mieux revenir
en 2008, voici la seule phrase à retenir !…
-
Panasonic Toyota : manque de fiabilité évident
En 2005, elle créait la surprise grâce à l’intervention de Mike Gayscone… Depuis son licenciement, les choses semblent se détériorer.
Quelle est la solution ?
Les dirigeants, ingénieurs et mécaniciens ne semblent pas l’avoir découverte et elle nous paraît lointaine. Timo Glock pourra-t-il
changer la donne ? A voir !…
Les habitudes désolantes :
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Red Bull racing : Bilan mitigé…
La fiabilité reste le problème majeur des monoplaces de la « Boisson énergisante » cette année. Red Bull
réussit toutefois à s’installer en cinquième position au classement constructeur. Les points ont surtout été inscrits grâce à l’intervention du facteur chance mais il y a eu néanmoins une
tentative de réaction en fin de saison.
-
Spyker F1 : éternel
dernier
Les miracles en F1 sont inexistants, la réussite ne tient pas à la
chance mais au travail. Le bilan n’est pas vraiment encourageant : les pilotes ont monopolisé les fonds de grille avec une monoplace indomptable. En 2008, Force India remplacera le
groupe néerlandais : un nom différent pour un futur plutôt semblable selon nous… La saison prochaine pourrait être un flash-back de 2007, à
suivre !…
Le coup de cœur de la fin de
saison :
-
Scuderia Toro Rosso : du potentiel en fin de saison
Les résultats n’ont pas vraiment été au rendez-vous sauf à Shanghaï mais le travail et
la motivation semblent être présents de même que l’espoir. Le début de saison n’est pas spectaculaire et les conflits internes n’ont pas aidé l’équipe à se relever. L’arrivée de
Sebastian Vettel est appréciable, il progresse à une rapidité surprenante. Le messie est enfin apparu, va-t-il mener Toro Rosso vers le milieu de grille de manière plus
régulière ? C’est difficile à dire, le team de Faenza devra fournir un travail conséquent pour réaliser de telles performances mais avec la combinaison Vettel/Bourdais en 2008, pourquoi
pas !…
Bilan de la saison du côté des
pilotes :
Le champion du monde :
·
Kimi Räikkönen : un titre à l’arrachée…
Des victoires, des abandons et une détermination qui déboucheront finalement sur le titre. La malchance de Lewis Hamilton lors du dernier grand prix aura favorisé le sacre du
finlandais mais son talent a fait ses preuves auparavant et cette récompense ne semble que justice. La saison prochaine sera plus intéressante encore et Kimi Räikkönen poursuivra sur un
nouveau défi : intégrer le prestigieux cercle des doubles champions du monde.
La révélation de l’année :
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Lewis Hamilton : un ange démoniaque
Un très bon début de saison qui lui vaut l’admiration débordante du paddock et des amateurs de F1 puis le
prodige se dévoile peu à peu comme un enfant capricieux et manipulateur. L’ange devient démon et les avis commencent enfin à évoluer concernant le pilote anglais. Mais, il n’en reste pas moins
vrai que le jeune homme a su déstabiliser le double champion du monde en titre, Fernando Alonso... Cette leçon amusera sans doute certains et
désabusera les inconditionnels de l’espagnol mais c’est ainsi !… A Interlagos, les pronostiques le plaçaient en favori mais Lewis Hamilton devra toutefois se satisfaire de la place de
dauphin.
La découverte de l’année :
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Sebastian Vettel : un futur champion
Le jeune allemand fait ses débuts au grand prix des Etats-Unis chez BMW en remplacement de Robert Kubiça convalescent. Il fait sensation à dix-neuf ans onze mois et sept jours.
Sebastian termine huitième. A Budapest, il sera titularisé chez la Scuderia Toro Rosso pour la fin de la saison et pour 2008. En trois participations à peine, il a réussi à dompter le
« Taureau Rouge » et il progresse de plus en plus prenant même le dessus sur son coéquipier. A Shanghaï, il finit quatrième. Gerhard Berger est séduit. Vingt ans, un
avenir de rêve et une évidence : un futur champion est né !…
La confirmation de l’année
:
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Nico Rosberg : un
remarquable coup de volant et un mental d’acier
Le jeune allemand a beaucoup
progressé depuis sa saison d’apprentissage en 2006. Il est très rapide et se hisse souvent dans le top 10 voire même dans le classement des huit premiers. Le pilote est réfléchi, très
mature et il sait se remettre en question lorsque cela est nécessaire à l’inverse de certains dont nous ne citerons pas les noms…
2007 fut exemplaire pour Nico Rosberg, la monoplace a souffert au début de problème de fiabilité mais l’équipe a corrigé ses erreurs. De là, l’allemand a pu confirmé son statut de futur
champion. Le pilote Williams a inscrit vingt points au championnat du monde et a permis en partenariat avec Alexander Wurz d’occuper le quatrième rang chez les constructeurs. A Interlagos,
il livre l’une de ses plus belles courses et décroche une quatrième place bien méritée.
Il a séduit McLaren-Mercedes, Toyota, BMW, Bernie Ecclestone, Gerhard Berger et tous les amateurs de F1. Le team de Woking rêve de le compter dans ses rangs aux côtés de Lewis Hamilton
mais Franck Williams ne l’entend pas ainsi. Nico est un mélange de Keijo, de Michaël Schumacher et d’Alain Prost avec une touche personnelle qui en feront un « Géant » dans les saisons
à venir. Le génie, l’exigence, la modestie et la réflexion : des qualités qui le placent comme le coup de cœur 2007 avec son compatriote Sebastian Vettel. Bilan positif pour
Nico Rosberg, un talent à suivre en 2008 !…
Les surprises de l’année :
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Takuma Sato : la
sagesse du samouraï
Le pilote japonais a beaucoup mûri depuis son aventure chez BAR Honda. Il a progressé et s’est assagi. Son talent lui permet aujourd’hui d’être remarqué, apprécié et respecté
pour ses performances. Ses dépassements sur Fernando Alonso et Ralf Schumacher lors du grand prix des Etats-Unis ont été magnifiques. C’est avec amusement que nous nous souviendrons de ce moment,
une Super Aguri plus rapide qu’une McLaren-Mercedes !… Il a quatre points à son actif.
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Adrian Sutil : un
pilote convoité
La pôle position aux essais libres 3 de Monaco dans des conditions climatiques particulières et le jeune allemand s’est
attiré la sympathie de son équipe et des membres de Toyota. Il serait sollicité par le team nippon en 2008 en remplacement de Ralf Schumacher. De plus, il a livré une très jolie course à
Spa-Francorchamps et au Japon sur le Fuji Speedway où il inscrira un point à la symbolique sans égal. C’est indiscutablement un pilote prometteur et son parcours sera suivi par les
connaisseurs l’an prochain. Sutil, un nom à retenir !…
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Anthony Davidson : à ne pas oublier
Le britannique n’a pas brillé parmi le top 8 mais a toutefois
signé quelques jolies prestations. Sur le circuit de Catalunya, il se classe sixième des essais libres numéro un et huitième dans la dernière séance du samedi matin. Le pilote réitère ses
exploits à Silverstone lors des entraînements ( douzième puis dixième ). Au Nürbürgring, il parvient à atteindre la seconde partie des qualifications à la quinzième place et à se classer parmi
les rescapés de la patinoire rhénane ( douzième ). A Budapest, Anthony Davidson se hisse en « Q2 », plus exactement au quinzième rang. C’est un
pilote brillant que le monde de la F1 avait plus ou moins oublié…
L’espoir polonais :
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Robert Kubiça : courage, talent et gentillesse
Un accident terrifiant à Montréal et une force impressionnante durant le reste de la saison : le polonais est un grand
talent. Il est simple, agréable, rapide. Robert Kubiça est un pilote accessible, avec beaucoup d’humour. Sur la piste, seule sa rapidité prône. Parfois, il est trahi par un
mauvais choix stratégique mais d’une manière générale, c’est un excellent élément ! BMW a trouvé une perle.
Les vieux briscards :
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Fernando Alonso : l’expérience d’un double champion du monde
Une saison intense qui s’est voulue extrêmement difficile pour Fernando Alonso. L’entente n’a jamais été cordiale entre les pilotes de la marque à l’étoile et la presse britannique ou
espagnole n’ont pas vraiment aidé l’équipe à se relever… Puis le scandale éclate après Monaco avec cette histoire d’espionnage et l’ambiance se détériore à nouveau. Budapest reste dans
toutes les mémoires avec la séance d’essais qualificatifs qui démontre une nouvelle fois la crise que traverse McLaren avec ses pilotes ennemis.
A trois grands prix du dénouement, Fernando Alonso n’était plus qu’à deux points du leader Lewis Hamilton. L’espagnol s’est montré impérial puis fragile sur la piste et dans les couloirs
du paddock. La finale fut captivante et son expérience lui a permis de surmonter toutes ces épreuves avec la plus belle des réponses : son majestueux coup de volant. Il finit
troisième au championnat mais nous tenons à le saluer : Bravo « El Nano » !
En 2008, il retrouvera son équipe de cœur, Renault, où il sera associé à Nelsinho Piquet. Le brésilien aura pour mission de
seconder le roi des Asturies.
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Felipe Massa : malchance, talent et progrès
Le petit brésilien de São Paulo a commis beaucoup moins d’erreurs que l’an passé et au final, il est plus mature et c’est un excellent lieutenant chez Ferrari. Il a réalisé une
bonne saison, Michaël Schumacher et Nicolas Todt, son manager, peuvent être fiers du travail fourni par leur protégé. Cela dit, la chance lui a fait terriblement défaut. Les problèmes
de fiabilité ou les baisses de compétitivité de la F2007 ont conduit Felipe Massa à la quatrième place au championnat du monde des pilotes sans pouvoir être en mesure de
défendre la couronne. C’est dommage mais le plateau devra compter sur lui en 2008 pour rythmer une saison probablement Rouge. Le Brésil et l’Italie seront plus forts que jamais pour
effacer un titre des constructeurs 2007 plus ou moins volé !…
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Nick Heidfeld : régularité et agressivité localisée
Soixante et un points en dix-sept grand prix possibles, trois
abandons ( Catalunya, Indy, Fuji ), deux podiums, cinq fois quatrième, deux cinquième position ( Monza et Spa ), sixième à quatre reprises et une septième place à Shanghaï : Nick Heidfeld
signe une saison plutôt positive dans l’ensemble. Il a été trahi par sa boîte à vitesses lors du grand prix d’Espagne et celui des Etats-Unis, ce qui a causé deux de ses trois uniques
forfaits. Le pilote BMW a été un peu trop fougueux au Nürburgring où il a causé l’abandon de Ralf Schumacher et s’est montré très agressif dans
ses manœuvres envers son coéquipier, Robert Kubiça...
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David Coulthard : pas si mal !...
Au classement général, il devance son
coéquipier et ce n’est pas dû à une erreur de calcul !… Plus sérieusement, il faut avouer que David Coulthard a réalisé une saison plutôt satisfaisante avec un matériel peu compétitif.
Bilan : L’écossais remporte son
duel face à Mark Webber tout aussi expérimenté. Qui l’aurait cru ?
Les perditions de l’année
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Giancarlo Fisichella : l’irrégularité
Giancarlo Fisichella a subi la domination de son coéquipier dans la seconde moitié de saison. Une situation qui l’a déstabilisé, l’italien a commis plus de fautes et a semblé en grande
difficulté pour accéder aux points en course. Il est souvent impliqué dans des accrochages comme à Budapest avec Anthony Davidson qui a dû abandonner par la faute du pilote Renault.
L’autre exemple est survenu lors du grand prix d’Italie, un contact avec David Coulthard et l’écossais renonce avec un aileron arrière arraché.
« Tous les chemins mènent à Rome !… » : le sien aussi mais la signification est totalement différente. Retour à la maison en 2008 ou le volant de la dernière chance chez Force India, à suivre !…
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Ralf Schumacher : mal à l’aise dans la TF107
La monoplace ne correspondait pas à son style de pilotage, certains diront que ce n’est qu’une excuse et que c’est au pilote de s’adapter à la voiture et non l’inverse. L’allemand révise
son salaire à la baisse dès Monaco pour finir la saison chez Toyota. Ralf Schumacher ne bénéficia d’aucun soutien au sein de son équipe. Il a longtemps prétendu être en confiance pour
l’acquisition d’un volant en 2008 mais son absence de résultat n’a pas vraiment joué en sa faveur. 2007 s’est caractérisée par son irrégularité, ses abandons, ses désillusions et la fin d’une
carrière… Auf wiedersehen !
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Rubens Barrichello : le temps Ferrari est loin
Le pauliste ne semble pas s’acclimater au pilotage de la Honda, il est largement dominé par son coéquipier Jenson Button. Les
années Ferrari sont loin et ne reviendront pas, la retraite serait peut-être à envisager !…
2008 se conjuguera pour une troisième année avec le team nippon mais le résultat sera-t-il de la partie ? Cela n’est pas
garanti, l’hiver sera rude… Il leur faudra travailler avec plus d’assiduité que durant cette saison pour concevoir une RA108 capable de se mesurer au top 3.
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Alexander Wurz : position de dominé
Nico Rosberg a pris l’ascendant dès le début de la saison mais l’allemand a souvent joué de malchance et de son inexpérience. Une
situation qui a permis à Alexander Wurz de prétendre au podium à Montréal, d’inscrire quelques points à Monaco et au Nürburgring. Mais d’une manière générale, le fils de Keijo
Rosberg restera l’homme fort de Williams. L’autrichien ne retiendra pas l’indulgence de ses patrons, 2008 se disputera sans lui. Il décidera même de ne pas participer au dernier grand prix
de la saison préférant prendre une sorte de retraite anticipée plus ou moins forcée.
Le reste du plateau :
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Mark Webber : malchance et frustration…
La Red Bull manque de fiabilité. Mark Webber a été victime à maintes reprises de problèmes hydrauliques, de boîte de vitesses…
Mais la persévérance conjuguée à l’expérience de l’australien a permis à l’équipe d’accéder à la troisième marche du podium lors du grand prix d’Europe. Il a su
déjouer les pièges du vieux Nürburgring transformé en patinoire.
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Jarno Trulli : rapidité
et inconstance
Il est très efficace en qualifications mais perd tout avantage en course. Jarno Trulli domine son coéquipier aux essais mais le
dimanche, l’allemand semble plus régulier que le natif de Pescara. Qu’en sera-t-il avec Timo Glock ? La question est posée mais quoiqu’il en soit le résultat devra être plus conséquent en
2008 !…
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Jenson Button : dans
l’impasse
La RA107 n’a pas su répondre aux attentes de Honda, elle s’est révélée peu fiable et décevante. L’anglais a souvent flirté avec
les fonds de grille. Il a semblé en difficulté permanente avec une monoplace rebelle et n’a inscrit que six malheureux petits points ( Magny-Cours, Monza et Shanghaï ).
Vivement 2008 !…
·
Kazuki Nakajima : un espoir pour le Japon ?
Le pilote nippon a réalisé un bon week-end dans l’ensemble au Brésil où il remplaçait Alexander Wurz. Il a commis
quelques petites erreurs mais sa prestation est à souligner. Sa saison en GP2 a été assez satisfaisante. En 2008, Williams a décidé de le titulariser. Kazuki Nakajima sera un
élève appliqué et apprendra énormément aux côtés de son capitaine Nico Rosberg !…
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Sakon Yamamoto : de
gros sponsors uniquement...
Free-style, sortie de piste ou bon dernier : voici le bilan des
sept grands prix que le japonais a disputé. Nous ne ferons aucun commentaire, l’an passé il avait fait ses débuts chez Super Aguri. Sa prestation ne s’était pas avérer très concluante
mais nous retiendrons de Sakon Yamamoto son extrême gentillesse qui fait tant défaut dans le monde de la F1. Il devait faire son entrée à Magny-Cours en 2006 mais il a concédé son baquet à
Frank Montagny pour son grand prix à domicile. Le pilote nippon a commencé la saison en Allemagne : nous ne pouvons que l’en remercier et le décrire comme un jeune homme sympathique mais
sans réel talent toutefois !… Même en GP2, il semblait en difficulté, le pauvre !…
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Markus Winkelhock : brève apparition
Une apparition en Allemagne chez Spyker et son remplacement lors du grand prix suivant par Sakon Yamamoto, le pilote germanique
ne bénéficiait pas d’assez de soutiens financiers pour conserver un volant. Rien de mémorable sauf ses quelques tours en leader grâce aux caprices de la météo mais ses temps aux essais
étaient à plus de quatre secondes du premier… No comment…
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Vittantonio Liuzzi : année médiocre
Des fautes mais la chance ne lui a pas vraiment souri. Il est
maintenant dominé par un néophyte de vingt ans à peine, espoir de l’Allemagne et de Gerhard Berger. Il s’agit de « Bubi-Schumi » bien évidemment. Cela étant, il signe une
très jolie sixième place en Chine. Vittantonio Liuzzi est en quête d’un volant pour 2008 car sa place au sein du « Taureau Rouge » n’est plus désirée. Il sera remplacé par notre
« frenchie » préféré Sébastien Bourdais. L’italien conservera le soutien financier de Red Bull mais son avenir en F1 est plutôt compromis...
Les éliminés de l’année
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Christijan Albers : un coup de pompe fatal
La saison a été difficile pour le néerlandais et sa sortie peu correcte. Une séparation après le grand prix de Grande-Bretagne motivée soit-disant par un manque de soutiens
financiers du pilote et ses mauvaises prestations. Certes, Christijan Albers s’est illustré seulement par ces quatre abandons ( Melbourne, Sepang, Montréal et Magny-Cours ), ses
dernières places et ses fautes disgracieuses mais il n’en est pas le seul responsable. Spyker est incapable de fournir une monoplace correcte, flirter en fond de grille
n’a donc rien de surprenant. Ses remplaçants ( Markus Winkelhock et Sakon Yamamoto ) n’ont guère été plus brillants mais ils ont bénéficié de l’appui de plusieurs sponsors, ce qui semble
convenir à l’équipe… Le résultat est secondaire, son rôle de figuration sera peut-être corrigé en 2008 avec le baptême de Force India à la place de Spyker. Le partenariat entre Michiel Miol et
Vijay Mallya pourrait apporter du changement, c’est du moins le souhait des supporters de la marque, si toutefois ils existent !…
-
Scott Speed :
congés anticipés
Une mauvaise ambiance au sein du team de Faenza, des dirigeants désireux de se débarrasser de leur duo de pilotes 2007 prétextant une incompétence de leur part et c’est le début d’une saison
catastrophique. Scott Speed se voit remercier par Gerhard Berger après la mésaventure du grand prix d’Europe impliquant Franz Tost et l’américain. Le jeune homme commet
trop d’erreurs d’après l’équipe et son énième sortie de piste au Nürburgring marque la fin de son périple 2007 en F1. Il est remplacé par Sebastian Vettel à Budapest.
Nous noterons six abandons ( Sakhir, Catalunya, Montréal, Magny-Cours, Silverstone, Nürburgring ) entraînés par :
-
des problèmes de fiabilité,
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un accrochage avec Alexander Wurz,
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et des sorties de piste.
Après ses adieux à la F1 et à son ami Vittantonio Liuzzi, c’est dans un
des championnats américains que les supporters de Scott Speed pourront l’apercevoir.
Les trois étapes de l’apprentissage de Heikki
Kovalainen :
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l’intersaison : l’assurance insolente des Nordiques
En forme et régulièrement aux avant-postes durant les tests hivernaux,
Heikki Kovalainen envisage la saison 2007 en confiance. Il affiche une décontraction et une assurance à la limite de l’insolence juvénile mais cette attitude va se transformer en
profonde remise en question à l’issue de la première course…
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le début de saison : l’immaturité et les étourderies
En Australie ou au Canada, ses nombreuses erreurs de pilotage
irritent Flavio Briatore. Les commentaires de l’italien concernant son poulain ne seront pas tendres, les critiques sont assassines et la réponse de Heikki ne tardera pas. Il améliore
considérablement ses prestations au cours de la saison en prenant l’ascendant sur Giancarlo Fisichella.
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la mi-saison : le retour du guerrier
Le grand prix de Turquie fut de toute beauté du côté du finlandais. Il a livré une course et une bataille pour les points
remarquables. Dès lors, Heikki a pris une autre ampleur au sein de son équipe et sa prestation sur le mythique tracé de Spa n’a fait que confirmé son énorme talent. Il termine second au
grand prix du Japon par des conditions climatiques exécrables signant ainsi le premier et unique podium de Renault cette année. En 2008, le finlandais rejoindra les hommes de Woking
pour épauler Lewis Hamilton.
Conclusion :
Le trophée a été tronqué et c’est sans panache que nous nous souviendrons de la saison 2007. Nos regards sont à présent tournés vers 2008, une
année que nous espérons à l’abri de tout scandale !…
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Un article rédigé par Laura Allemand
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