Coucou, c'est nous !

Publié le par Laura Allemand // Otagun

La patience finit toujours par être récompensée : la saison redémarre… Petite mise en bouche avant le Grand Prix d’Australie.


Après dix-neuf semaines de sevrage forcé, la dépendance ne devrait plus être. Seulement parfois, elle n’en est que plus forte encore. Et quand le rugissement des V8 se fait entendre, l’excitation vous envahit comme au premier jour de votre passion. Les battements de votre cœur s’accélèrent, vous avez la gorge serrée et une force incontrôlable vient commander l’ensemble de vos sens. C’est à ce moment précis que vous replongez sans même un soupçon de lutte. Cette dépendance vous poursuivra éternellement mais contrairement à ce que l’on pourrait penser en lisant ces quelques lignes, elle n’est pas malheureuse ou nocive. Ecoutez cette voix qui vous pousse dans ses bras, c’est la raison. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un « Gimini Cricket » personnel mais nous avons l’équivalence plus conventionnellement appelée la conscience. Suivez-là, c’est un bon guide !


Comme la tradition le veut, Melbourne vient ouvrir le bal de la saison. Les monoplaces ont changé de look conformément à la tendance aéro 2009. La nouvelle collection est spéciale et fait débat question esthétisme. Le slim et les opérations de liposuccion des fesses ont fait rage durant l’hiver. « Avoir un coup dans le nez » : détournée de son sens premier, cette expression conviendrait parfaitement pour parler des F1. Cléopâtre, Pinocchio, Cyrano de Bergerac et les nasiques de Bornéo ont désormais de la concurrence. Le KERS débarque par décret royal. Bernie Ecclestone serait pourtant favorable à son abandon. Bannie des podiums de Haute-Couture, la maigreur tente de s’inviter sur les circuits. Il y a quelques années, Marilyn Manson se faisait retirer des côtes pour s’adonner aux plaisirs de chair en solo (il est vrai qu’on est jamais mieux servi que par soi-même !). Les pilotes les plus grands devront-ils songer à la mutilation pour résoudre l’handicap poids ? Bien-sûr, c’est exagéré mais les limitations de poids le sont également. Descartes disait au sujet de la réflexion « Je ne me fie quasi jamais aux premières pensées qui me viennent. » Certains devraient peut-être essayer, la F1 ne s’en porterait que mieux.


5,303 km, 53 tours, 10 heures de décalage horaire avec la France, 303 km/h en vitesse maximale, 6 virages à gauche, 10 virages à droite : voici quelques données à retenir avant le Grand Prix d’Australie. Quelles seront les grandes forces du plateau en 2009 ? L’intersaison a montré que Mclaren était en difficulté. Brawn GP a brillé après des mois d’incertitude quant à son avenir. Force India et Toro Rosso semblent un peu en retrait. Ferrari, Renault, Toyota, BMW, Red Bull et Williams sont à priori très proches les unes des autres. C’est la marche vers l’inconnu pour toutes les équipes. Les cartes pourraient donc être brouillées mais ce n’est pas l’avis d’Adrian Newey. Le roi restera roi et le sort des vilains ne cessera de se dégrader. Est-il pessimiste ou bien blasé ? Attendons vendredi matin avant de nous prononcer sur le potentiel de chacun. Quel sera le nom du premier poleman 2009 ? Qui aura le dernier mot dimanche ? Réponse ce week-end.

 

 

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Un article rédigé par Laura Allemand


Les rendez-vous du week-end :

Vendredi :

Essais libres 1 : 2h30 – 4h (heure française)

Essais libres 2 : 6h30 – 8h

Samedi :

Essais libres 3 : 4h – 5h

Essais qualificatifs : 7h

Dimanche :

Course : 8h

Publié dans Grands-Prix

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